Aux origines du topos d’Anbā Wannas al‑Aqṣurī et des enjeux identitaires de la communauté chrétienne de Louxor au début du xxe siècle

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December 2, 2019

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Hagiotopographie enjeux identitaires Louxor (début xxe siècle) néo‑martyr pratique du mythe Hagiotopography identity issues Luxor (beginning of the 20th century) neo‑martyr practice of myth

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Emmanuel Serdiuk, « Aux origines du topos d’Anbā Wannas al‑Aqṣurī et des enjeux identitaires de la communauté chrétienne de Louxor au début du xxe siècle », Annales islamologiques, ID : 10.4000/anisl.4690


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L’émergence d’une tradition hagiographique relatant la vie, les qualités spirituelles et l’exécution du néo‑martyr Anbā Wannas al‑Aqṣurī manifeste autant une problématique relative aux enjeux identitaires de la communauté chrétienne de Louxor du début du xxe siècle, qu’un moyen utilisé par le guide de cette communauté, l’évêque Anbā Marquṣ, pour légitimer la fondation d’un lieu saint. Cette nouvelle topographie sacrée (l’espace) et la tradition qui lui sert de fondement (le mythe) sont respectivement considérées à la lumière de deux approches : l’« hagiotographie » et ce que Lambros Couloubaritsis nomme la « pratique du mythe ». La première vise à dégager les raisons historiques et sociologiques qui expliquent pourquoi, au terme d’un processus de déchristianisation de l’espace urbain (Sossie Andézian parle de « rupture »), il y a nécessité de créer une nouvelle figure sainte et de fonder un nouveau topos (S. Andézian parle de « distinction »). La seconde, nous permet d’analyser en profondeur le mythe (la tradition hagiographique), de dégager les mécanismes cognitifs constitutifs de son architectonique, et enfin les raisons qui expliquent son émergence.

The emergence of a hagiographic tradition relating the life, the spiritual qualities and the execution of the neo‑martyr Anbā Wannas al‑Aqṣurī expresses as much a problematic concerning the identity issues of the Christian community of Luxor at the beginning of the 20th century, as a means used by the guide of this community, Bishop Anbā Marquṣ, to legitimize the foundation of a holy place. This new sacred topography (the space) and the tradition that serves as its foundation (the myth) are respectively considered in the light of two approaches : the « hagiotopography » and what Lambros Couloubaritsis calls « the practice of myth ». The first aims to identify the historical and sociological reasons why, at the end of a process of dechristianization of the urban space (Sossie Andézian speaks about « rupture »), there is a need to create a new holy figure and to establish a new topos (S. Andézian speaks about « distinction »). The second allows us to analyze in depth the myth (the hagiographic tradition), to identify the cognitive mechanisms that make up its architectonic, and finally the reasons that explain its emergence.

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