Sànawuyaa and ráari : comparative analysis of joking relationships among the Mandinka and the Joola of the Casamance Sànawuyaa et ráari : analyse comparative des relations à plaisanterie chez les Mandinka et les Joola de la Casamance En Fr

Metadatas

Date

December 18, 2018

type
Language
Identifiers

Keywords

Joking relationships Relations à plaisanterie Casamance Joola Mandinka


Cite this document

Elizaveta Volkova, « Sànawuyaa and ráari : comparative analysis of joking relationships among the Mandinka and the Joola of the Casamance », Le serveur TEL (thèses-en-ligne), ID : 10670/1.4mp230


Metrics


Share / Export

Abstract En Fr

This work is a comparative analysis of the institutionalized practice of joking relationships amongst two populations—the Mandinka and Joola—of Casamance, Senegal. Despite their geographical proximity, each of these populations is very distinct in terms of social organization as well as ritual and religious practices. Nonetheless, both have developed particular forms of joking relationships that overlap at different levels. Different types of joking relationships are identified and described: between relatives, clans, local units, ethnic groups. Unequally documented in the existing literature, some are common to both groups, while others exist in only one. Starting from an in-depth ethnographic study of the context and relevant expressions, we have attempted both to identify borrowings and mutual influence between the two groups, and to understand what they reveal about the way that relations are construed and arranged between social categories that are rival yet complimentary. This work stresses that the study of joking relationships cannot be dissociated from the social and family organization as well as symbolic and religious elements which determine the "knots" of tension where these relationships arise.

Ce travail repose sur une analyse comparative de la pratique institutionnalisée des relations à plaisanterie dans deux populations de la Casamance (Sénégal) – les Mandinka et les Joola. Malgré leur proximité géographique, chacune de ces populations se distingue très fortement du point de vue de son organisation sociale et de ses pratiques rituelles et religieuses. Toutefois, les uns et les autres ont développé des modes particuliers de relations à plaisanterie, et ce, à plusieurs niveaux. Différents types de relations à plaisanterie ont été repérées et décrites : entre parents, clans, unités locales, groupes ethniques... Inégalement documentées dans la littérature existante, certaines sont communes aux deux sociétés, d'autres n'existent que dans une seule. À partir d'une ethnographie la plus fine possible de leur contexte et de leurs expressions, nous avons tenté de dégager les emprunts ou inter-influences entre ces différents modes, mais aussi de comprendre ce qu'ils révèlent dans chaque cas, de la manière dont sont pensées et aménagées les relations entre catégories sociales tout à la fois rivales et complémentaires. Nous avons mis l'accent sur le fait que, surgissant dans des « nœuds » de tension déterminés tout à la fois par l'organisation sociale et familiale et des éléments d’ordre symbolique et religieux, l'étude des relations à plaisanterie ne peut en être dissociée.

From the same authors

On the same subjects

Within the same disciplines