The King and His Temple 0

Résumé En Fr

Inspired by Gérard Sabatier’s seminal research on representational strategies and encomiastic codes manifested in visual arts, architecture, ceremonies and literature during Early Modern French Monarchy and most eloquently displayed in the complex of Versailles, this overview – with emphasis on religious architecture - will focus on the semantics of the royal image, re-presenting, doubling or substituting the prince’s charismatic presence. Taking as the point of departure Frederick’s Church in Copenhagen – founded by the absolute monarch, King Frederick V in 1749 during the tercentenary of the Oldenburg dynasty – the architecture and the imagery employed are discussed as meaning-laden elements in a symbolic communication. The grandiose ambitions linked with the expensive project of extraordinary dimensions, which at one and the same time would incarnate the Felicitas Temporum of the king’s reign and represent a site of memory to the success of the Danish Absolutism, would nevertheless finally prove fatal to the royal enterprise. Building works stopped in 1770 and the church would remain unfinished for the following 150 years. In 1894 the building was finally finished by a private citizen, the banker C. F. Tietgen, forty-five years after the introduction of a democratic government replaced absolutism with a constitutional monarchy. As a result, the initial vision of the church was redefined, transforming it into a monument to the Lutheran Reformation, as demonstrated in inscriptions and the iconographic programme.

S’inspirant des recherches majeures de Gérard Sabatier sur les stratégies de représentation et les codes encomiastiques manifestés dans les arts visuels, l’architecture, les cérémonies et la littérature sous la monarchie française à l’époque moderne et qui trouvaient leur expression la plus élaborée au sein du domaine de Versailles, notre étude s’intéressera, à travers l´architecture religieuse, à la sémantique de l’image royale, représentant, doublant ou remplaçant la présence charismatique du prince. Prenant comme point de départ l’église de Frédéric à Copenhague, fondée par Frédéric V en 1749 durant la célébration du tricentenaire de la dynastie des Oldenbourg, l’architecture et l’iconographie sont envisagées comme des éléments signifiants d’une communication symbolique. L’ambition grandiose de ce coûteux projet aux dimensions extraordinaires, incarnant à la fois la Felicitas Temporum du règne de Frédéric V et le succès de l’absolutisme danois, se révèlera en définitive néfaste pour le projet royal. Le chantier fut arrêté en 1770 et l’église resta inachevée pendant 150 ans. En 1894, l’église fut finalement achevée grâce à l’intervention du financier C. F. Tietgen, 45 ans après l’introduction de la constitution qui remplaça l’absolutisme par une monarchie constitutionnelle. La conception initiale de l’église de Frédéric fut alors redéfinie : elle fut transformée en un monument de la Réforme luthérienne, comme en témoignent les inscriptions et le programme iconographique.

Par les mêmes auteurs

Sur les mêmes sujets

Sur les mêmes disciplines

D'autres ont également consulté

Exporter en