Language and language : Approaches to metaphor

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June 22, 2016

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Corela

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natural language formal language metaphor literal statement Enaction langue naturelle langage formel métaphore énoncé littéral Enaction


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John Stewart, « Language and language : Approaches to metaphor », Corela, ID : 10.4000/corela.4417


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Abstract Fr En

Des Anglophones peuvent éprouver quelques difficultés à comprendre la différence entre « langue » et « langage », car en anglais il existe un seul mot pour les deux, à savoir « language ». L’œuvre de Pierre-Yves Raccah est caractérisé par une très grande précision et rigueur ; cela est bien illustré par la terminologie qu’il a établi selon laquelle le terme « langue » correspond à une langue naturelle comme le Français ou l’Anglais ; alors que le terme « langage » renvoie à un langage formel, le langage de la logique. Les énoncés dans une langue naturelle sont généralement des « phrases », ce qui signifie que leur interprétation appelle toujours une négociation et dépend fortement de la situation contextuelle. Par contre, les énoncés dans un langage formel prennent la forme de propositions logiques, qui possèdent apparemment une seule interprétation – quoique, il convient de le préciser, cette apparence dépend en réalité d’un contexte bien particulier, celui qui est établi par la communauté des logiciens.Raccah (2011) a déployé cette distinction importante dans un article qui constitue le point focal de cette contribution. Raccah y présente un argument bien structuré, qui le conduit à conclure que « la métaphore n’existe pas ». La raison est que dans les langues naturelles, tous les mots sont normalement des métaphores ; il s’ensuit que « la métaphore », comme trope particulier qui appelle une explication, n’existe effectivement pas. Dans ma contribution, je propose de présenter une approche complémentaire, prenant comme cadre le paradigme de l’Énaction en Sciences Cognitives, qui conduit à une conclusion sensiblement identique. Finalement, je propose de formuler une nouvelle question qui se pose si l’on considère que « la métaphore » est normale ; il s’agit du statut des « énoncés littéraux » qui, par une ironie du sort suite au renversement de la situation, deviennent à leur tour problématiques.

The work of Pierre-Yves Raccah is characterized by great precision and rigour; this is well illustrated by the terminological distinction he has established between natural language (such as French or English), and formal language as employed by logicians. The statements in a natural language are generally “phrases”, which means that their interpretation is always a matter for negotiation and depends strongly on the contextual situation. By contrast, the statements in a formal language take the form of logical propositions, which apparently possess only a single interpretation – although, it may be pointed out, this appearance actually depends on a very particular context, that constructed by the community of logicians. This distinction can be difficult for English-speaking persons to grasp, because in English there is only one word – “language” – whereas in French there are two, “langue” and “langage”.Raccah (2011) has deployed this important distinction in an important article which constitutes the focal point of this contribution. Raccah presents a precisely structured argument to the effect that “metaphors do not exist”. The reason is that in natural language, all the words are normally metaphors; it follows that a “metaphor”, as a distinctive figure of speech which calls for explanation, does indeed not exist. In my contribution, I propose to present a complementary approach, taking as framework the paradigm of Enaction in Cognitive Science, which comes to essentially the same conclusion. Finally, I propose to formulate a new question which arises if one considers that “metaphors” are normal: this concerns the status of “literal statements” which, by an irony of fate consequent on a reversal of the situation, become in their turn problematical.

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