In confinio Abrincatensis regionis : the aristocracy of the borderlands, 9th c.-middle of 12th c. In confinio Abrincatensis regionis : l'aristocratie des espaces frontaliers du IXe au milieu du XIIe siècle En Fr

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December 19, 2019

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info:eu-repo/semantics/OpenAccess


Keywords

Geography of powers Living spaces Aristocracy Count of Mortain Duchy of Normandy Espace vécu Duché de Normandie


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Claude Groud-Cordray, « In confinio Abrincatensis regionis : the aristocracy of the borderlands, 9th c.-middle of 12th c. », Le serveur TEL (thèses-en-ligne), ID : 10670/1.pwn7b6


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Abstract En Fr

Avranchin occupies a border position within the Duchy of Normandy, sharing its western borders with Brittany, Maine and the lordship of Bellême. Territory considered at the same time as interface, periphery and interstice, it is also a living space, result of it own dynamic, organized by the societies that inhabit it. Through its relationship to power and its local ambitions, the aristocratic group, whose formation is the result of a complex and ancient process, constitutes an essential component of border identity.Far from being a desert region, Avranchin presents in the ninth century a political and social organization in which aristocratic families are integrated. This society, whose endogenous or exogenous character is unknown, appears as the obvious product of the Neustrian regnum. It is revealed in particular by the prism of the former administrative districts, the royal action or the role of bishops and hermits. Affected by the profound transformations of the Carolingian kingdom, aristocratic families are affected by the influence of the powerful family groups of Rorgonids and Robertians, whose strategy of domination of space is felt even in Avranchin. The Breton thrust of the middle of the ninth century and the political domination of the counts of Rennes accentuate the composite and multiscalar character of this society.When the dukes of Normandy, then the counts of Mortain, extend their authority over Avranchin during the eleventh century, the aristocratic group presents a certain form of continuity. The establishment of an institutional space is the result of a skilful construction, sometimes the result of a policy of accommodation and compromise, and relies on families outside the territory or formerly located in Avranchin. These shape their power around new logics and new loyalties, induced by the ducal or comtal control, the holding of administrative offices or the guarding of fortresses. They also organize their territories according to their own dynamics, sometimes around a prioral foundation or a fortification. Networks of extended relations and vassalage, family or neighborhood circles show that the horizons of this aristocracy do not stop at the limits of his possessions, nor at those in Avranchin.Although they have never generate vast honors or great seigniorial entities, aristocratic families play an essential role along the borders. Sometimes in support of the ducal authority, but often according to their own interests and beyond the political control of the border, they greatly influence the fluctuations of power in the peripheral areas of Avranchin where their interventions take various forms. The founding of the abbey of Savigny in 1112-1113 sheds light on this complex society, strongly marked by networks of influence and alliance, where the living space and geography of the powers of the aristocratic families shape the border area.

L’Avranchin occupe au sein du duché de Normandie une position frontalière, partageant ses confins occidentaux avec la Bretagne, le Maine et la seigneurie de Bellême. Territoire envisagé à la fois comme interface, périphérie et interstice, c’est également un espace vécu, résultat d’une dynamique propre, animée par les sociétés qui l’habitent. À travers son rapport au pouvoir et ses ambitions locales, le groupe aristocratique, dont la formation résulte d’un processus complexe et ancien, constitue une composante essentielle de l’identité frontalière.Loin d’être une région désertique, l’Avranchin présente au IXe siècle une organisation politique et sociale dans laquelle les familles aristocratiques s’intègrent. Cette société, dont on ignore le caractère endogène ou exogène, apparaît comme le produit manifeste du regnum neustrien. Elle se révèle notamment par le prisme des anciennes circonscriptions administratives, l’action royale ou encore le rôle des évêques et des ermites. Affectées par les profondes transformations du royaume carolingien, les familles aristocratiques sont touchées par l’influence des puissants groupes familiaux des Rorgonides puis des Robertiens, dont la stratégie de domination de l’espace se fait ressentir jusque dans l’Avranchin. La poussée bretonne du milieu du IXe siècle et la domination politique des comtes de Rennes accentuent le caractère composite et multiscalaire de cette société.Lorsque les ducs de Normandie, puis les comtes de Mortain, étendent leur autorité sur l’Avranchin au cours du XIe siècle, le groupe aristocratique présente une certaine forme de continuité. La mise en place d’un espace institutionnel résulte d’une construction habile, parfois fruit d’une politique d’accommodation et de compromis, et s’appuie sur des familles extérieures au territoire ou anciennement implantées dans l’Avranchin. Celles-ci façonnent leur pouvoir autour de nouvelles logiques et de nouvelles fidélités, induites par le contrôle ducal ou comtal, la détention d’offices administratifs ou la garde de forteresses. Elles ordonnent également leurs territoires suivant leurs propres dynamiques, parfois autour d’une fondation prieurale ou d’une fortification. Réseaux de relations élargis et de vassalité, cercles familiaux ou de voisinage montrent que les horizons de cette aristocratie ne s’arrêtent pas aux limite de ses possessions, ni à celles à l’Avranchin.Bien que n’ayant jamais engendré de vastes honneurs ou de grandes entités seigneuriales, les familles aristocratiques jouent un rôle essentiel le long des frontières. Parfois en appui de l’autorité ducale, mais bien souvent suivant leurs propres intérêts et au-delà de la maîtrise politique de la frontière, elles influent grandement sur les fluctuations du pouvoir dans les espaces périphériques de l’Avranchin où leurs interventions prennent diverses formes. La fondation de l’abbaye de Savigny en 1112-1113 éclaire cette société complexe, fortement marquée par les réseaux d’influence et d’alliance, où espace vécu et géographie des pouvoirs des familles aristocratiques façonnent l’espace frontalier.

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