The semantic foundations and implications of signific language gradations

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1993

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H. Walter Schmitz, « The semantic foundations and implications of signific language gradations », Histoire Épistémologie Langage, ID : 10.3406/hel.1993.2368


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Résumé En Fr

: Looking at the history of linguistics, it is possible to discover over and above the more well-known conceptions of language, linguistic structure, description and analysis, so called < language-gradation-theories » which have gone almost unnoticed, and in which semantic aspects are central to the analysis of linguistic structure (Sprachaufbau). So as to characterize the different backgrounds and purposes of such theories, the first part of this investigation is devoted to the relevant reflections of J. H. Lambert, F. Tônnies, and F. Waisman. It is demonstrated in the second part that the analytic and synthetic gradations of language, developed by Gerrit Mannoury, the most important theoretician of the Dutch signifie movement, are related to these theories. His analytic language gradation is based on the observation that so called « linguistic acts » are associated to very different degrees with other representations or complexes of representations, such that many names of persons, for example, are mainly associated with non-auditive representations, others, and for example, mathematical terms almost exclusively with combinations of words. The synthetic gradation of language proceeds from the opposite end of the hierarchy. In this case, one starts from terms belonging to analytically higher language levels as intentionally chosen « basic words », from which an artificial terminology for the psychology of the individual is derived by means of systematic step by step definitions. This terminology is itself expanded step by step to form a terminology for general psychology, physics, biology, economics, etc., until a close connection with the natural language is achieved. Whereas analytical language gradations have a communication-semantic and empirical orientation, the synthetic ones prove to be extra-communicationa! and logico-formalistic ; purposes and areas of application diverge correspondingly.

RÉSUMÉ : II est possible de découvrir dans l'histoire de la linguistique des conceptions du langage qui vont au-delà des conceptions bien-connues de la structure linguistique, sa description et son analyse ; ce sont ce qu'on appelle les théories de la « gradation linguistique », dans lesquelles les aspects sémantiques du langage occupent une place centrale. Afin de caractériser les arrière-fonds divers de telles théories, la première partie de cette recherche sera consacrée à la présentation des conceptions de J.H. Lambert, F. Tônnies et F. Waismann. On démontrera dans la deuxième partie que les gradations linguistiques analytiques ou synthétiques développées par Gerrit Mannoury, le théoricien le plus important dans le mouvement « signifique » aux Pays-Bas, sont apparentées à ces théories. Sa gradation analytique du langage se fonde sur l'observation que ce qu'on appelle les « actes linguistiques » sont liés à de degrees variés avec d'autres représentations et complexes de représentations. Beaucoup de noms propres sont par exemple associés avec des représentations non-auditives, d'autres, comme les termes mathématiques par exemple sont presque exclusivement associés avec des combinaisons de mots. La gradation synthétique du langage prend son départ à l'autre bout de la hiérarchie. Dans ce cas, on commence avec des termes qui appartiennent à des niveaux de langue analytiquement supérieurs pris comme « mots primitifs » choisis intentionnellement. De ces mots une terminologie artificielle est dérivée pour la psychologie individuelle par définition systématique, l'une étant dérivée de l'autre. Cette terminologie elle-même est élargie graduellement pour constituer enfin une terminologie pour une psychologie générale, pour la physique, la biologie et l'économie, etc. jusqu'à ce qu'on s'approche de très près de la langue naturelle. Tandis que les gradations analytiques du langage sont empiriques et orientées vers une sémantique de la communication, les gradations synthétiques sont extra-communicatives et logico-formalistes ; les fins et les domaines d'applications divergent donc largement.

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