L’économie sociale et solidaire : une nouvelle économie morale pour la Tunisie ?

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26 juin 2018

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Ester Sigillò et al., « L’économie sociale et solidaire : une nouvelle économie morale pour la Tunisie ? », L’Année du Maghreb, ID : 10.4000/anneemaghreb.3494


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Les mouvements de protestation de l’hiver 2010-2011, qui ont conduit à la chute du régime de Ben Ali, ont avancé un certain nombre de revendications socio-économiques autour des questions de l’emploi, du développement et de la justice, notamment portées par les jeunes des régions dites marginalisées de l’intérieur et du Sud, des quartiers défavorisés et de manière générale par les groupes sociaux qui ont été exclus par les politiques de développement économique et social de l’ancien régime. Ces revendications ont été plutôt reprises par les associations qui ont essayé de mettre en place des nouvelles manières de faire le développement, face à l’incapacité de l’État de répondre aux besoins de la population. Dans ce contexte, la grammaire de l’économie sociale et solidaire (ESS) se généralise à la fois comme « alternative » socio-économique aux stratégies de développement de l’État et comme modèle légitime de l’action associative. À partir du cas de la région de Médenine, notre article vise à montrer comment la grammaire de l’ESS, greffée par les acteurs internationaux et élaborée dans l’arène nationale, permet à la fois le déploiement de nouvelles dynamiques hégémoniques et la création de nouveaux réseaux afin de légitimer les stratégies d’insertion des groupes sociaux exclus auparavant.

The protest movements of the winter of 2010-2011, which led to the fall of the Ben Ali regime, put forward a number of socio-economic demands around the issues of employment, development and justice. Grievances have been mostly expressed by young people of the so-called marginalized areas of the country and, in general, by those social groups that have been excluded from the economic and social development policies of the old regime. These demands have been progressively taken up by emerging associations that set up new ways of doing development, facing the incapacity of the state to meet the needs of the population. In this context, the social and solidarity economy (SSE) became both a socio-economic «alternative» to state’s development strategies and a legitimate model for the associative action. Starting from the case study of the Southern region of Medenine, our article aims to show how the model of the SSE, crafted by international actors and elaborated in the national arena, allows at the same time the deployment of new hegemonic dynamics and the creation of new networks aiming at legitimizing the inclusion strategies of previously excluded social groups.

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