Réécriture(s)

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La réécriture est-elle le signe que tout a été déjà dit, ou bien, au contraire, faut-il y voir la marque de la vitalité inexorable de l’art ? Pourquoi réécrire ? Réécrire en plus court ou en plus long ? Que réécrire, que reprendre de l’oeuvre que l’on réécrit ? Le bref, c’est-à-dire l’essentiel ? La réécriture est-elle un prétexte ? Réécrire est-il une preuve de modestie devant une oeuvre qu’on sait ne pas pouvoir dépasser, ou bien y a-t-il une immodestie à vouloir réécrire une oeuvre qui serait parfaite ? N’y a-t-il pas une forme de sacrilège à vouloir « réécrire » des personnages bibliques ou des pièces de Shakespeare ? Pourquoi et comment réécrire une poésie qui, par essence, devrait être une forme parfaite ? Dans quelle mesure la réécriture est-elle influencée par son contexte politique et historique ? Le théâtre a-t-il un rôle privilégié dans les réécritures littéraires ? Dans le présent numéro de reCHERches des chercheurs et des universitaires travaillant dans différents domaines (théâtre, roman, cinéma, poésie, beaux-arts, civilisation) et différentes aires linguistiques (espagnole, française, italienne, roumaine) tentent de répondre à ces questions (et à d’autres), en montrant que les raisons de la réécriture sont en vérité innombrables et inépuisables.

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