Le radicalisme au début du xixe siècle, ou le poids des héritages

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1 janvier 2013

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Edmond Dziembowski, « Le radicalisme au début du xixe siècle, ou le poids des héritages », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, ID : 10.4000/chrhc.2080


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Le radicalisme britannique postérieur à 1815 est le produit d’un faisceau d’influences plongeant en profondeur dans la culture politique britannique du xviiie siècle. En dépit des transformations que le radicalisme connaît au cours des premières décennies du xixe siècle, en particulier dans sa composition sociale, le poids des héritages reste déterminant jusqu’au vote du Great Reform Act. Le programme radical des années 1830 se présente comme le reflet fidèle de la plate-forme démocrate élaborée dès 1780 par John Cartwright. Considéré sous l’angle des moyens d’action, le radicalisme des années 1815-1832 est aussi l’héritier des méthodes mises sur pied par les pionniers du mouvement. Le recours aux pétitions aux temps forts de la campagne pour la réforme parlementaire fait écho à la campagne de Christopher Wyvill menée presque un demi-siècle plus tôt ou encore à l’action des abolitionnistes entre 1787 et 1792. Bien présente et très active dès les débuts du mouvement radical vers 1760-1770, la sphère extraparlementaire reste une donnée fondamentale du mouvement. C’est ainsi que la stratégie préconisée par Henry Hunt, visant à instaurer une instance représentative concurrente du Parlement, s’inscrit dans la droite ligne des initiatives prises par les radicaux de l’époque de la Révolution française qui entendaient réunir une Convention des délégués des sociétés populaires. Examinée dans sa globalité, des années 1760 jusqu’aux années 1830, l’histoire du radicalisme britannique laisse une impression puissante de répétition, l’essentiel ayant déjà été dit et produit entre 1770 et les années 1790.

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