The Ismailis’ “War” against Qat in Ḥarāz

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March 18, 2009

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Peer Gatter, « The Ismailis’ “War” against Qat in Ḥarāz », Arabian Humanities, ID : 10.4000/cy.1460


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Abstract En Fr

In 1999, the Ismaili Bohra Community in Yemen’s Ḥarāz mountains launched a drug substitution programme in order to replace the cultivation of qat with other economic and social activities. Motivated by religious concern, this campaign aimed at suppressing the consumption of qat. Over 200,000 qat trees were uprooted and coffee and mango trees planted instead. Alternative means of income generation included animal husbandry, beekeeping and handicraft schemes, complemented by irrigation projects, educational programmes and interest free loans for investments in other economic sectors. Even though the programme was hampered from its start by a severe drought, and in spite of the absence of governmental support, it resulted in a sharp reduction in the cultivation and consumption of qat and a significant diversification of the farmers’ economy. However, the project led also to rural-urban migration and abandoning agricultural lands. But despite its shortcomings, this project, unique in Yemen by its capacity of social mobilization, provides precious lessons on the political and economical constraints which bear on any attempt to develop in Yemen mountains an agriculture which would be free of qat.

En 1999, la communauté ismaélienne des Bohra, du massif du Ḥarāz a lancé une campagne pour remplacer la culture du qat par d’autres activités économiques. Fortement motivée sur le plan religieux, cette campagne visait aussi à la suppression de la consommation du qat. Plus de 200 000 arbustes de qat ont été arrachés, auxquels on a substitué des caféiers et des manguiers. Les moyens pour générer les revenus alternatifs incluaient aussi l’élevage, l’apiculture, la planification du développement d’artisanat, à quoi s’ajoutaient des projets d’irrigation, des programmes éducatifs et des prêts sans intérêt pour les investissements dans d’autres secteurs économiques. Bien que cette campagne ait été entravée dès le début par une sécheresse sévère ainsi que par l’absence d’aide gouvernementale, il a abouti d’une part à une réduction réelle de la culture et de la consommation du qat, d’autre part à la diversification importante de l’activité économique des fermiers. Mais le projet a aussi entrainé une migration accrue de la campagne vers les villes et l’abandon de nombreuses terres cultivées. Cependant, malgré ces limites, ce projet, unique au Yémen par son haut niveau de la mobilisation sociale, apporte des leçons précieuses concernant les contraintes politiques et économiques qui pèsent sur toute tentative de développer une agriculture sans qat dans les montagnes du Yémen.

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