Screening chimique, activités antioxydante et antiplasmodiale des extraits d’écorces de tronc d’Enantia olivacea Robyns & Ghesq (Annonaceae), une plante utilisée par les bonobos, Pan paniscus à Lui-Kotale en R.D. Congo

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6 janvier 2014

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Papy Kunyima et al., « Screening chimique, activités antioxydante et antiplasmodiale des extraits d’écorces de tronc d’Enantia olivacea Robyns & Ghesq (Annonaceae), une plante utilisée par les bonobos, Pan paniscus à Lui-Kotale en R.D. Congo », Revue de primatologie, ID : 10.4000/primatologie.1314


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La résistance aux antipaludéens et la persistance de l’endémie palustre constituent un problème majeur de santé publique en Afrique. Outre la production des radicaux libres, l’infection palustre s’accompagne d’une dépression générale des antioxydants totaux plasmatiques pouvant contribuer à la morbidité et mortalité dues à la malaria. Ce travail a consisté à étudier l’Enantia olivacea, une espèce végétale consommée par les bonobos, Pan paniscus. Le screening chimique de l’extrait éthanolique (80 %) a été effectué. Nous avons réalisé des mesures semi-quantitatives de l’activité antioxydante par le radical 1,1-diphényl-2-picrylhydrazyle (DPPH) d’une solution méthanolique à 2 % (m/v) sur chromatographie en couche mince (CCM), et à 0,004 % une mesure quantitative sur microplaque. L’activité antiplasmodiale in vitro a été réalisée sur une souche clinique de Plasmodium falciparum. Les résultats obtenus ont montré la présence des flavonoïdes, des leucoanthocyanes, des tanins galliques, des alcaloïdes et des coumarines. L’analyse de l’activité antioxydante sur CCM a révélé les composés actifs aux Rf 1 et 0,67 et la concentration inhibitrice de 50 % (CI50) déterminée était de 21,3 ± 6,89 μg/ml face aux molécules de références utilisées dans notre test qui étaient l’acide ascorbique et la quercétine dont les CI50 étaient respectivement de 2,13 ± 0,21 et de 0,69 ± 0,02μg/ml. L’activité antiplasmodiale in vitro de l’extrait a donné une CI50 de 0,002 ± 0,0007 μg/ml relativement identique à la quinine. Il est donc possible que les bonobos se nourrissent de cette plante pour se faire guérir de la malaria. Ce travail montre une piste pour trouver de nouvelles molécules face à cette émergence de résistance du P. falciparum aux antipaludéens existants.

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