Des cinéastes surréalistes au musée de l’Homme

Fiche du document

Date

2 décembre 2021

Discipline
Type de document
Périmètre
Langue
Identifiant
Relations

Ce document est lié à :
info:eu-repo/semantics/reference/issn/1622-468X

Ce document est lié à :
info:eu-repo/semantics/reference/issn/1963-1022

Organisation

OpenEdition

Licences

https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/ , info:eu-repo/semantics/openAccess


Résumé Fr En

Prendre pour objet L’Invention du monde réalisé par Michel Zimbacca et Jean-Louis Bédouin permet de mettre en perspective le rôle du cinéma dans les rapports qu’entretinrent l’ethnologie et le surréalisme au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Ces deux cinéastes font partie de la jeune génération de surréalistes, attirée de façon renouvelée par le potentiel fantasmatique du cinéma, toujours inspirée par le primitivisme et fermement anticolonialiste. Leur moyen-métrage, qui prend les sciences humaines comme matériau, déploie un audacieux montage visuel et sonore où se mêlent totems, masques à transformation et extraits de films de terrain, porté par un poème-commentaire de Benjamin Péret. À travers l’analyse de la fabrication du film, des réseaux mobilisés et de sa réception, restreinte mais enthousiaste, cet article entend rendre compte de la multitude d’acteurs participant au milieu cinématographique de l’époque et souligner la façon dont le milieu ethnologique s’y inscrit.

L’Invention du monde [The Invention of the World], directed by Michel Zimbacca and Jean-Louis Bédouin, can show us the role of film in the relationship between ethnology and surrealism in the aftermath of the Second World War. These two filmmakers belonged to the younger generation of staunchly anti-colonialist surrealists who admired primitivism and were interested in renewing the fantasmatic potential of cinema. The bold visual and sound editing of this medium-length film, which takes the human sciences as its material, mixes totems, transformation masks and extracts from films taken in the field, woven together by a poem-commentary by Benjamin Péret. Through an analysis of the making of the film, the networks mobilised and its limited but enthusiastic reception, this article shows the many protagonists revolving around film-making at the time and underlines how the ethnological milieu fitted into this.

document thumbnail

Par les mêmes auteurs

Sur les mêmes sujets

Sur les mêmes disciplines

Exporter en