L’Intendant d’Angervilliers et les Juifs d’Alsace (1716)

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2021

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Simon Schwarzfuchs, « L’Intendant d’Angervilliers et les Juifs d’Alsace (1716) », Revue des études juives (documents), ID : 10.2143/REJ.180.3.3290062


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La politique des Réunions menée par Louis XIV (1680) avait apporté à la France une population nouvelle : y figuraient quelques centaines de Juifs établis dans divers villages ou seigneuries de l’Alsace. L’éventualité de leur expulsion ne fut pas retenue et ils purent donc y rester. Le statu quo fut maintenu. Ils continuèrent d’y jouir de leurs statuts anciens ainsi que des usages qui réglementaient leur commerce. Ils ne furent cependant pas constitués en nation juive d’Alsace. Leur nombre devait beaucoup augmenter après la conclusion de la paix de Westphalie. Le problème rebondit au lendemain du décès du Roi. Le Conseil du Dedans écrivit le 2 avril 1716 à Nicolas-Prosper Bauyn d’Angervilliers, le nouvel Intendant de la Province, pour l’informer qu’un groupe de commerçants juifs de la Province lui avaient envoyé un placet demandant diverses modifications de leurs statuts. La machine administrative se mit en marche et produisit le projet d’ordonnance imprimé plus loin. Les dirigeants des communautés juives d’Alsace ayant désavoué les pétitionnaires et les représentants de la noblesse ayant maintenu leur opposition, il n’aboutit pas. Il ne fut cependant pas oublié et son influence se ressent dans le texte des lettres patentes concernant les Juifs d’Alsace publié en 1784, à la veille de la Révolution. Le présent article propose une présentation et une édition du projet de l’Intendant d’Angervilliers, reprenant les textes des différents protagonistes.

With the French annexation of a number of cities or feudal estates (1680), the province of Alsace also admitted a Jewish population. These Jews were not expelled, as French law should have required, but neither did they gain recognition as such. They would now live under the French monarchy as they had under their German rulers. Their number would greatly increase after the signing of the Peace of Westphalia in 1648. In 1716, a group of twenty-five Alsatian Jewish merchants asked for different improvements of their status. Nicolas-Prosper Bauyn d’Angervilliers, the then Intendant of the Alsatian Province, was asked to review the matter. He prepared a new draft (printed here) which he submitted to the interested parties. It could not overcome the opposition of the most important leaders of the Alsatian Jewish communities, who had disowned the original petitioners, or that of the Alsatian nobility which feared for its privileges. D’Angervilliers’s project came to nothing, but it was not forgotten. Some of its proposals will be quoted later on and their influence is very visible in the Letters patent which were eventually granted in 1784 to the Alsatian Jewish nation. The present paper offers a presentation and an edition of D’Angervilliers’s project which includes the texts of the different protagonists.

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