Sacred spaces and blessed lineages in the Yimeni Tihàma : society, identities and powers (6th-9th / 12th-15th siecle) Espaces sacrés et lignages bénis dans la Tihàma yéménité : société, identités et pouvoirs (VIe - IXe / XIIe - XVe siècle) En Fr

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October 8, 2018

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Zacharie Mochtari de Pierrepont, « Sacred spaces and blessed lineages in the Yimeni Tihàma : society, identities and powers (6th-9th / 12th-15th siecle) », HAL-SHS : histoire, ID : 10670/1.2p4nvj


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Abstract En Fr

Between the end of the Mahdid dynasty in Yemen in 569/1174 and the fall of the Tahirid dynasty in 923/1517, sacred spaces multiplied and religious practices changed dramatically, especially in the Red Sea coastal plains of Tihama. By the end of the 8th/14th century, shrines of holy men were scattered across the whole region of this territory controlled by the Rasulid sultanate (626-858/1229-1454), whose influence spread from Higaz to Zafar and the valley of Hadramawt. Cemeteries, mausoleums, mosques, ribat-s and funerary madrasa-s: most of these places conveyed a strong bond with the divine and progressively emerged as central locations in the development of new social, political, religious and cultural behaviours. This research attempts to define the steps in the sacralization of religious spaces in Tihama. It stresses the social, memorial and political role of religious scholars and blessed lineages, and their place in regional relationships of authority and dominance, in a context of gradual multiplication of sacred places and increasing fragmentation of territorial identities. It is based on a large body of medieval narrative sources in Arabic and focus more specifically on the biographical and hagiographic works (tabaqat) produced in the Yemeni context during the 6th-9th /12th -15th centuries.

Entre la chute de la dynastie mahdide en 569/1174 et celle de la dynastie tahiride en 923/1517, les espaces sacrés se multiplièrent au Yémen et les pratiques religieuses évoluèrent considérablement, phénomène particulièrement visible dans la région du littoral de la mer Rouge, la Tihama yéménite. À la fin du VIIIe /XIVe siècle, la multiplication des tombes d'hommes bénis et des visites pieuses apparaissent comme une donnée fondamentale de la société tihamie, dans le contexte de l'affaiblissement progressif du sultanat rasulide (626-858/1229-1454), dont l'influence s'étendit du Higaz à Zafar et à la vallée du Hadramawt. Cimetières, mausolées, mosquées, ribat-s, madrasa-s funéraires : une grande partie de ces lieux, porteurs d'un lien fort avec la puissance divine, se constituèrent au cours de cette période et émergèrent graduellement comme des espaces centraux du développement social, politique et culturel de la société tihamie. Cette recherche tente de définir les processus et les étapes de la sacralisation des espaces religieux en Tihama. Elle s'intéresse au rôle social, mémoriel et politique des savants et des lignages bénis, ainsi qu'à leur place dans les rapports d'autorité et de domination, dans le contexte de la multiplication des lieux du sacré et de la fragmentation croissante des identités territoriales. Elle s'appuie sur un corpus de sources narratives en langue arabe d'époque médiévale, et plus particulièrement sur les dictionnaires biographiques et hagiographiques (tabaqat) produits au Yémen au cours du VIe-IXe/ XIIe-XVe siècle.

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