Avons-nous encore besoin d'un tiers ?

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La référence à la norme spontanément admise et reconnue par tous, à l’idéal implicitement partagé, à la hiérarchie véhiculée par la tradition que les générations se donnent la charge de transmettre, autrement dit au Tiers, est aujourd’hui remise en cause. Nous voulons être une société pluraliste, évoquant des références diverses, prenant en compte différents modèles culturels et donnant place aux singularités. La coordination de l’action collective en est rendue d’autant plus complexe. Il faut désormais arriver à construire des normes à plusieurs, en fonction des situations, avec les protagonistes eux-mêmes, au cas par cas. Dans le même mouvement, nous entendons de plus en plus qu’« il manque du tiers », qu’« il faudrait davantage faire tiers », qu’« il y a moyen de faire tiers autrement qu’en se référant au grand Tiers d’hier » ! Mais en un mot comme en cent, la question se pose avec acuité : qu’est-ce encore que le Tiers, qu’un tiers ? C’est cette interrogation qu’ont soutenue, pendant cinq ans, des psychanalystes, philosophes, sociologues..., au sein d’un groupe de travail dans le cadre du Département de communication de l’Université de Louvain. Ils font ici le point sur leurs débats.

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