Représenter l’altérité pour former des frontières : visions croisées des discours de l’Alliance française de Paris et de l’Alliance française de Buenos Aires (1914-1918)

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9 juin 2016

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Alice-Hélène Burrows, « Représenter l’altérité pour former des frontières : visions croisées des discours de l’Alliance française de Paris et de l’Alliance française de Buenos Aires (1914-1918) », HAL-SHS : linguistique, ID : 10670/1.8wxc16


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Résumé En Fr

The “Alliance française” as an association enters into the First World War leading the fight for the French language. Mixing in its speeches the difference between the physical enemy and the immaterial one, the “Alliance française” organises the frontier between what belongs to the French people, and therefore to its organisation, and what is totally foreign, whether that which is foreign be friend or foe. However, this immaterial frontier appears to be multiple when reading speeches made by this institution in two different contexts: France and Argentina. Where the “Alliance française” in Paris chooses the French language as its “Ligne Maginot”, the “Alliance française” in Buenos Aires prefers the production of material goods. We can see in this case that the immaterial frontier marking the borders of otherness can only be a process of definition and interpretation specific to a determined context.

L’Alliance française en tant qu’association s’engage de plein pied dans la Première Guerre Mondiale en superposant à la guerre des tranchées une bataille pour la langue. Brouillant ainsi, dans son discours de propagande, la différence entre l’ennemi physique et l’ennemi immatériel, elle organise la frontière entre ce qui appartient en propre aux Français, et par là même à l’Alliance française, et ce qui est autre, que cet autre soit opposant ou adjuvant. Cette frontière immatérielle se révèle cependant multiple à la lecture des discours produits par cette institution dans deux contextes différents: la France et l’Argentine. Là où l’Alliance française de Paris pose la langue française comme ligne Maginot, l’Alliance française de Buenos Aires lui oppose la production de biens matériels. On voit ainsi que la frontière immatérielle marquant les limites de l’altérité ne peut être qu’un processus de définition et d’interprétation propre à un contexte précis.

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