Le risque au défi de la mémoire organisée : l’exemple de la gestion des mines d’uranium françaises

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2012

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VertigO : La revue électronique en sciences de l’environnement ; vol. 12 no. 1 (2012)

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Sophie Bretesché et al., « Le risque au défi de la mémoire organisée : l’exemple de la gestion des mines d’uranium françaises », [VertigO] La revue électronique en sciences de l’environnement, ID : 10670/1.b2jy7v


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Résumé Fr En Es

Cet article vise à analyser le rapport entre la mémoire et la publicisation des risques environnementaux associés aux anciennes mines d’uranium françaises. L’exploitation des mines d’uranium est liée à l’histoire du développement d’une nouvelle technologie, de sa maîtrise à son intégration dans une société jusqu’à sa gestion une fois l’arrêt total. La production d’uranium amorcée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale s’est achevée en France en 2001 à la fermeture de la dernière mine. L’angle de recherche proposé porte sur les conditions de la vigilance post-exploitation et questionne les modalités de gestion des risques sur la longue durée. En effet, l’histoire des mines d’uranium n’est pas linéaire, elle articule plusieurs récits : l’épopée de l’exploitation, le réaménagement des sites et la surveillance, et enfin la vigilance dans la prise en compte du risque. Il s’agit plus particulièrement d’analyser la façon dont la mémoire se constitue et comment elle représente un enjeu stratégique dans la prise en compte publique du risque. Si la reconstitution d’événements susceptibles de faire trace intervient dans la mobilisation de cette mémoire, ce constat pose avec acuité la prise en charge du « mémorable » dans la gestion du risque.

This article aims to analyse the relationship between memory and communication of the environmental risks associated with old french uranium mines. The uranium mining is related to the history of new technology’s development, from its control to its integration into society until its management after the blackout. Uranium production began in the aftermath of World warII ended in 2001 in France with the closing down of the last mine. The research angle focuses on the conditions of post-operational vigilance and the risk management methods in the long run. Indeed, the history of uranium mining is not linear but it articulates several stories : the saga of exploitation, site rehabilitation and monitoring, and finally of vigilance in the consideration of risk. This is specifically the matter to analyse how memory represents a strategic factor in public risk management. If the reconstruction of events is likely to be involved as traces in the memory mobilization, this observation questions the place of the “memorable” in the risk management.

Este articulo pretende analizar la relación entre la memoria y la aparición de riesgos asociados a las antiguas minas de uranio francesas. La explotación de las minas de uranio está ligada a la historia del desarrollo de una nueva tecnología, del dominio de la misma, hasta su integración en la sociedad, hasta su gestión una vez que ha sido cerrada completamente. La producción de uranio en Francia, fue iniciada al final de la segunda guerra mundial y terminó en 2001 cuando la ultima mina fue cerrada. El ángulo de la investigación propuesta se dirige hacia el dispositivo de seguimiento de esas antiguas minas y se interroga sobre el modo de gestión de riesgos a largo plazo. En efecto, la historia de las minas de uranio no es lineal y comprende varios relatos : La epopeya de la explotación, la restauración de las zonas, la supervisión y finalmente la toma de consideración de los riesgos.Se trata principalmente de analizar el modo en el que la memoria se constituye y como esta tiene un lugar estratégico en la consideración publica del riesgo. Si la reconstitución de hechos susceptibles de dejar huella interviene en la movilización de esta memoria esta constatación pone de relieve la toma en consideración del “memorable” en la gestión del riesgo.

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