Vedic ritual as medium in ancient and pre-colonial South Asia: its expansion and survival between orality and writing

Abstract En Fr

The earliest more or less datable events in South Asia's cultural history, the death of the Buddha and the composition of Pāṇini's grammar - respectively five and four centuries before the beginning of the common era - antedate with one to two centuries the start of a slow and hesitant shift from orality to the written transmission of sacred and literary texts in South Asia. With regard to Vedic texts we have, moreover, clear indications that their transmittors avoided and evaded their transferral to a written form for a very long time, whereas Buddhist scriptures, for instance, were transferred from purely oral to mainly written transmission much earlier. We are therefore confronted with a tradition of Vedic texts stretching over at least two to three millennia, out of which only the last few centuries show a tangible text transmission in written form, usually parallel with a gradually weakening oral and ritual tradition that to varying degrees takes occasional or even systematic support from by that time available written sources. Since directly datable written sources are not available before kings start to record their opposition to or support of Vedic ritual in inscriptions (from king Aśoka in the third century B.C.E. onwards) and since an oral tradition that is not embedded in a very strong ritual context is extremely fluid, we have to study the properties of another medium, next to oral sources and written sources in the form of inscriptions and manuscripts, if we would like to trace the Vedic Aryans in the Indian subcontinent. This other medium is ritual. In the present paper the focus is not so much on the messages transmitted through Vedic ritual but rather on its intrinsic properties and chronological and geographical parameters. Just as the television appeared at a certain point in the history of humanity, had to compete first with other media like print and the radio, and after a period of expansion again with other media such as the computer that restrict its niche in the domains where it had initially expanded, like that Vedic ritual appeared at a certain point in South Asian cultural history, it may have had to compete with other media and especially with other ritual systems of which we know very little, and it later on saw its niche severely restricted in domains where it had initially expanded when new media, such as the transmission of ideas through written and later printed texts, became important.

Les premiers événements plus ou moins datables dans l'histoire culturelle en Asie du Sud, la mort du Bouddha et la composition de la grammaire de Panini - respectivement cinq et quatre siècles avant le début de l'ère commune - précède avec un ou deux siècles le début d'un passage lent et hésitant de l'oralité à la transmission écrite des textes sacrés et de la littérature de dans l'Asie du Sud. Quant aux textes védiques nous avons, en outre, des indications claires que leurs transmetteurs ont évité et éludé leur transfert à forme écrite pour très longtemps, alors que les écritures bouddhistes, par exemple, ont été transférés d'une forme entièrement orale à la transmission principalement écrite beaucoup plus tôt. Nous sommes donc confrontés à une tradition de textes védiques qui s'étend sur au moins deux à trois millénaires, à partir de laquelle seuls les quelques derniers siècles montrent une transmission du texte tangible sous forme écrite, le plus souvent en parallèle avec une tradition orale et avec un rituel progressivement affaibli qui prend appui occasionnellement ou même systématiquement des sources écrites disponibles. Etant donné que des sources écrites et directement datables ne sont pas disponibles avant que des rois commencent à enregistrer leur opposition ou soutien du rituel védique dans les inscriptions (à partir du roi Aśoka, troisième siècle avant notre ère) et étant donné qu'une tradition orale qui n'est pas intégrée dans un contexte rituel reste extrêmement fluide, nous avons à étudier les propriétés d'un autre moyen, à côté des sources orales et sources écrites sous la forme d'inscriptions et des manuscrits, si nous tenons à retracer les Aryens védiques dans le sous-continent indien. Cet autre moyen est un le rituel. Dans le présent document l'accent n'est pas mis sur les messages transmis à travers le rituel védique, mais plutôt sur ses propriétés intrinsèques et les paramètres chronologiques et géographiques. Tout comme la télévision est apparue à un moment donné dans l'histoire de l'humanité, a dû rivaliser d'abord avec d'autres médias comme l'imprimerie et la radio, et, après une période d'expansion, à nouveau avec d'autres médias tels que l'ordinateur qui restreignent sa niche dans des domaines où elle s'avait initialement étendu, comme ça le rituel védique est apparu à un certain point dans l'histoire culturelle de l'Asie du Sud, il a sans doute dû rivaliser avec d'autres médias et en particulier avec d'autres systèmes rituels dont nous ne connaissons que très peu, et il a vu plus tard sa niche sévèrement limitée dans des domaines où il s'avait initialement étendu quand des nouveaux médias, tels que la transmission des idées à travers des textes écrits et, plus tard, imprimés, sont devenus importants.

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