L’aliénation des saisons. Images de l’anthropocène.

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2018

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Alice Leroy, « L’aliénation des saisons. Images de l’anthropocène. », HAL-SHS : histoire de l'art, ID : 10670/1.eb14ej


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Résumé Fr

Nous avons grandi dans le rêve fallacieux de la modernité techno-industrielle et de son idéologie du progrès, quand bien même ce rêve paraissait déjà archaïque à nos yeux qui avaient observé les désastres du nouvel âge du capitalisme dans le dernier tiers du XXe siècle. Il n’empêche que ces catégories de « progrès », de « croissance », de « modernité » continuent de fonctionner comme des référents communs. Aussi ne pouvons-nous considérer l’épuisement de cette doxa de la modernité et du progrès autrement que comme la fin d’un monde, le nôtre. Épuisement des ressources naturelles, dérèglement climatique entraînant catastrophes nucléaires et autres hécatombes écologiques, disparition des glaciers et hausse du niveau de la mer annonçant de vastes mouvements migratoires… de tous ces thèmes, le cinéma s’est emparé ces dernières années, plus souvent sur le ton prophétique et catastrophiste de la parabole biblique que sur celui, philosophique et éthique, d’une réflexion qui permettrait de concevoir d’autres modes d’existence en ces temps écologiques précaires. Un certain nombre de cinéastes, peu portés sur le spectacle hollywoodien, prêtent toutefois attention aux récits discrets des paysages transformés, maltraités, abîmés par l’activité humaine. Partant de la ruine de la modernité telle que les films de Werner Herzog n’ont cessé de la décrire, cet article voudrait suivre ce fil d’images d’après la fin du monde pour aborder le travail de James Benning sur les paysages post-industriels de l’Amérique de Thoreau et l’expérience de perception qu’ils engagent. Benning ouvre une réflexion sur les territoires anthropiques que poursuivent aujourd’hui toute une génération de jeunes cinéastes qui s’interrogent sur le sens de l’existence humaine et les manières de co-habiter sans violences ni dégâts avec l’ensemble des vivants et des non-vivants.

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