Statuts communicatifs de différentes formes du sujet grammatical dans le corpus Philosophèmes

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1 septembre 2013

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Lidia Lebas-Fraczak et al., « Statuts communicatifs de différentes formes du sujet grammatical dans le corpus Philosophèmes », HAL-SHS : linguistique, ID : 10670/1.eyigu7


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L'analyse catégorielle et statistique des formes du sujet dans le corpus Philosophèmes, a montré qu'à l'oral les locuteurs emploient peu le nom lexical en position de sujet grammatical au profit du pronom (cf. Jisa, 2004; Coveney, 2005; Blanche-Benveniste, 2010) et de la forme NOM+PRO. Cette dernière étant une construction fréquemment utilisée à l'oral (cf. Lambrecht, 1981 ; Blasco-Dulbecco, 1999 ; Posner, 1997 ; Blanche-Benveniste, 1994). Nous nous sommes concentrées sur trois formes du sujet grammatical : pronom personnel de troisième personne (PRO), nom seul (NOM) et nom suivi d'un pronom personnel (NOM+PRO), avec le but de déterminer leurs fonctions communicatives respectives au sein du type de discours en question. L'hypothèse générale étant que ces formes du sujet sont des marques de différents degrés de focalisation ou, plus précisément, d'une différence de statut communicatif des propositions concernées, statut plus ou moins " central " vis‐à‐vis du but communicatif. Nous avons proposé, à travers l'analyse du corpus, que la forme NOM+PRO (les animaux ils sont intelligents) est une marque d'une focalisation plus forte de la proposition que la forme PRO (ils ont un cerveau), alors que la forme NOM (les animaux élèvent leurs petits) est une marque de dé-focalisation. Ainsi, une proposition contenant la forme NOM du sujet, en absence d'une autre marque de focalisation (comme, par exemple, la répétition ou les " expressions introductives " comme je trouve, je dirais, je pense qui repousse le contenu propre du message plus loin dans l'énoncé afin d'augmenter sa focalisation) serait une proposition qui, bien que contribuant au but communicatif, " ne fait que contribuer ", car ce n'est pas celle que le locuteur souhaite placer au centre de l'attention. En effet, nous avons pu observer que la forme NOM du sujet apparaît au sein des propositions particulières, pouvant être intuitivement considérées comme " non‐centrales " au sein de l'énoncé (cas de la citation de paroles d'autrui ou de la digression par exemple).

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