Éthique et/ou Ordre moral ?

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2024

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Le Monde des affaires, comme celui de la politique ont tendance, sous l’inspiration du pays de la prohibition, de la ségrégation raciale et du maccarthysme, à épouser les modes qui passent. Peut-on alors classer l’utilisation du mot « éthique » dans cette catégorie des pensées qui passent avec d’autant plus de facilité qu’elles sont accolées à des réalités antithétiques. Seul un « ordre moral » peut définir de manière claire, mais par nature contextuelle et circonstancielle, ce qui peut se faire et qui ne le peut pas ! Doit-on alors encore s’intéresser à ce sujet insaisissable, indéfinissable et fluctuant pour ne pas dire polémique qu’est l’éthique ? Sans en méconnaitre la difficulté, grâce à une contribution d’articles que j’ai délégué à un rédacteur en chef invité, nous ne nous excluons pas de ces débats permanents. Un premier dossier apporte le pragmatisme nécessaire adapté à nos matières : Ethique en sciences de gestion et nouveaux modèles d’affaires. Mais l’éthique s’est développée également dans les organisations proposant la responsabilité sociale et mais aussi sociétale des entreprises. Cela constitue le second dossier : La RSE en application : liens sociaux et performances. André Gide dans la préface qu’il rédige lui-même pour son roman L’Immoraliste, indique s’être contenté de «  peindre et d’éclairer » pour permettre au lecteur de juger par lui-même. C’est cet amoralisme que je fais mien !

The world of business, like that of politics, has a tendency, under the inspiration of the country of prohibition, racial segregation and McCarthyism, to embrace the passing fashions. Can we then classify the use of the word “ethics” in this category of thoughts which pass with all the more ease as they are attached to antithetical realities? Only a “moral order” can define clearly, but by contextual and circumstantial nature, what can be done and what cannot ! Should we then still be interested in this elusive, indefinable and fluctuating, not to say controversial, subject that is ethics? Without ignoring the difficulty, thanks to a contribution of articles that I delegated to a guest editor, we do not exclude ourselves from these permanent debates. A first file provides the necessary pragmatism adapted to our subjects : Ethics in management sciences and new business models. But ethics has also developed in organizations offering social and corporate societal responsibility. This constitutes the second file : CSR in application : social links and performance. André Gide, in the preface that he wrote himself for his novel L’Immoraliste, indicates that he was content to “paint and illuminate” to allow the reader to judge for himself. It is this amoralism that I make mine !

El mundo de los negocios, como el de la política, tiende, bajo la inspiración del país de la prohibición, la segregación racial y el macartismo, a abrazar las modas pasajeras. ¿Podemos entonces clasificar el uso de la palabra “ética” en esta categoría de pensamientos que pasan con mayor facilidad cuanto más ligados a realidades antitéticas ? Sólo un “orden moral” puede definir con claridad, pero por naturaleza contextual y circunstancial, ¡qué se puede hacer y qué no ! ¿Deberíamos entonces seguir interesados en este tema esquivo, indefinible y fluctuante, por no decir controvertido, que es la ética? Sin ignorar la dificultad, gracias a una contribución de artículos que delegé en un editor invitado, no nos excluimos de estos debates permanentes. Un primer expediente aporta el pragmatismo necesario adaptado a nuestras materias : Ética en las ciencias de la gestión y nuevos modelos de negocio. Pero la ética también se ha desarrollado en organizaciones que ofrecen responsabilidad social y corporativa. Éste constituye el segundo expediente : La RSE en aplicación : vínculos sociales y desempeño. André Gide, en el prefacio que él mismo escribió para su novela L’Immoraliste, indica que se contentaba con “pintar e iluminar” para permitir al lector juzgar por sí mismo. ¡Es este amoralismo el que hago mío !

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