Le Brexit et la frontière irlandaise

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22 janvier 2019

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Fabien Jeannier, « Le Brexit et la frontière irlandaise », HAL-SHS : géographie, ID : 10670/1.ktsdrh


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Les Irlandais du Nord, à une plus courte majorité que leurs voisins Écossais, ont voté contre le Brexit, qui doit pourtant advenir. Alors que l’intégration européenne avait joué un rôle important pour atténuer les effets de frontière avec la République d’Irlande, dans le contexte d’une réconciliation symbolique après un conflit armé, les négociations du Brexit posent une question insoluble : une frontière peut-elle être à la fois ouverte et fermée ? Le cas de la frontière nord-irlandaise, pratiquement impensé pendant la campagne précédent le référendum, a surgi lors de la phase qui a suivi et qui devait permettre de préparer la sortie du Royaume-Uni pour mars 2019. Il ne s’agit pas seulement de la plus grande frontière terrestre entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne, mais aussi d’une frontière marquée par une histoire conflictuelle qui avait été apaisée. Le rétablissement d’une frontière dure entre l’Irlande du Nord sous souveraineté du Royaume-Uni et la République d’Irlande pourrait être vécu par les frontaliers, et par les habitants des deux territoires, comme un douloureux retour en arrière. La question de la frontière irlandaise résume bien les contradictions du Brexit : il n’est pas possible pour le Royaume-Uni de maintenir la frontière entièrement ouverte tout en affirmant sa pleine souveraineté sur le contrôle des entrées et des sorties des personnes et des marchandises. Cette contradiction liée à l’indécision inhérente au processus de Brexit, à laquelle s’ajoute une dimension historique incontournable sur la question nord-irlandaise, est au cœur de l'article.

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