« Ce corps, finalement, est une oeuvre ». Le vide et le plein des corps chez Devi ou le sens du sacrifice et de la dévoration

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13 juin 2022

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Valérie Magdelaine-Andrianjafitrimo, « « Ce corps, finalement, est une oeuvre ». Le vide et le plein des corps chez Devi ou le sens du sacrifice et de la dévoration », HAL-SHS : littérature, ID : 10.31261/RS.2022.21.04


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Résumé Fr

La représentation des corps maltraités, parfois difformes, des personnages, le plus souvent trop maigres, rarement obèses, est l’un des points les plus saillants de l’écriture de Devi. Nous souhaiterions observer en elle une dialectique du vide et du plein. Jeûne ou boulimie cannibale pourraient en effet ne pas simplement incarner, dans un cas une référence hindoue, dans l’autre, les dérives d’une société de consommation occidentale. En comparant la dissémination des formes de la nourriture dans des œuvres « occidentales » de Devi (Les Jours vivants (2013), Manger l’autre (2018)) et dans des œuvres « indo-mauriciennes » (Le Voile de Draupadi (1993), Le Sari vert (2009)), on pourrait y lire les marques d’une ascèse paradoxale, autosacrificielle. Les œuvres s’inscrivent dans la même poétique puissante et obsessionnelle de la chair — généralement abjecte et pourrissante – ouvrant sur une redéfinition de l’humain et du vivant qu'elle commente dans ses essais Fardo (2020) et Deux malles et une marmite (2021). Les romans « s’alimentent» des imaginaires pluriels de l’écrivaine pour construire un questionnement métatextuel sur la radicalité de la création et la nature du Beau.

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