Devenir cartésien ? La méthode de l’ontologie de Gerhard de Neufville à Johann Clauberg

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2020

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Domenico Collacciani, « Devenir cartésien ? La méthode de l’ontologie de Gerhard de Neufville à Johann Clauberg », Les Études philosophiques, ID : 10670/1.lgx2v5


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Abstract Fr It

Nous retraçons les étapes de la formation de Johann Clauberg depuis son premier traité d’ontologie ( Ontosophia 1647) jusqu’aux grands ouvrages cartésiens de la maturité ( Logica 1654-1658, Dubitatio 1655). La Physiologia (1645) de Gerhard de Neuville, maître de Clauberg au lycée de Brême, s’avère une source fondamentale pour saisir la continuité du projet philosophique de l’auteur dans les deux phases de son activité. Nous montrons que l’ontologie de Clauberg est une tentative d’étendre à la métaphysique la méthode de l’induction démonstrative et de la démonstration par le regressus de Jacopo Zabarella dont Neufville avait fait usage en physique. Dans ce contexte, la philosophie de Descartes n’est admise que dans la mesure où ses arguments s’harmonisent avec une réforme de la philosophie dont les principes sont dus plutôt à la nouvelle méthode aristotélicienne et à Francis Bacon. En conclusion, nous soutenons que loin d’accomplir la synthèse entre cartésianisme et ontologie, la troisième édition de l’ Ontosophia (1664) marque plutôt l’assomption de l’échec de toute tentative de fonder l’ontologie systématique sur une méthode empruntée à la physique.

L’articolo ricostruisce le tappe della formazione filosofica di Johann Clauberg a partire dal suo primo trattato di ontologia ( Ontosophia 1647) fino alle grandi opere cartesiane della maturità ( Logica 1654-1658, Dubitatio 1655). Si mostra che la Physiologia (1645) di Gerhard de Neuville, suo maestro al liceo di Brema, è un riferimento essenziale per comprendere la continuità del progetto filosofico dell’autore lungo le due fasi della sua carriera. L’ontologia di Clauberg appare come un tentativo di estendere alla metafisica il metodo dell’induzione dimostrativa e della dimostrazione tramite il regressus di Jacopo Zabarella che Neufville aveva applicato alla fisica. In tale contesto la ricezione della filosofia di Descartes risulta vincolata alla possibilità che questa si integri in una riforma del sapere filosofico i cui principi devono ricercarsi soprattutto nell’aristotelismo e nel pensiero di Francis Bacon. In conclusione si sostiene che, lungi dal realizzare una sintesi tra cartesianismo e ontologia, la terza edizione dell’ Ontosophia (1664) segna piuttosto la presa d’atto da parte dell’autore del fallimento di ogni tentativo di fondare l’ontologia sistematica su un metodo mutuato dalla fisica.

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