Un couple du quartier Monplaisir à Arles, racontent l'inondation de leur logement survenue en décembre 2003

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Crue du Rhône et inondation à Arles, décembre 2003 : témoignages de sinistrés

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Contrat de dépôt et de diffusion signé entre le Museon Arlaten et les deux informateurs spécifiant les droits de conservation, d'archivage et de diffusion. Les deux informateurs acceptent que leurs données personnelles soient affichées ; ils ne souhaitent pas que l'enregsitrement sonore soit écouté. , Non consultable



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RN 7732-18-5

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Jean-Marc Mariottini et al., « Un couple du quartier Monplaisir à Arles, racontent l'inondation de leur logement survenue en décembre 2003 », Ganoub, archives sonores de la recherche, ID : 10670/1.nuhaa4


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L'informateur a été inondé le 4 décembre 2003. C'est lui qui fait le récit, sa femme intervient à plusieurs reprises. Son beau-frère et sa belle-soeur sont venus chez lui car ils ont été évacués de Fourques. Lorsque l'eau a été dans le quartier de l'informateur, les voisins et lui-même se sont regroupés pour mettre à l'abri toutes les voitures derrière les arènes d'Arles, point culminant du centre ville. L'eau est montée très vite et s'est infiltrée par l'intérieur. En début de soirée, l'eau avait déjà atteint 1m20 dans la maison de l'informateur. Ils sont montés à l'étage. L'électricité et le téléphone ont été coupés. L'informateur et sa famille sont restés trois jours au premier étage, sans nourriture et sans boisson. Les pompiers les ont évacués en bateau, alors que l'eau avait atteint 1m75 dans la maison. Ils sont allés se réfugier un jour chez le beau-frère de l'informateur à Fourques qui n'avait finalement pas été inondé. L'informateur qualifie les trois jours passés à l'étage pendant l'inondation de "calvaire". Ils ressentaient du désarroi, de la colère et même de la haine car ils ne savaient pas qu'il y aurait autant d'eau. Ils ont perdu énormément de choses: deux voitures, tous leurs meubles, les appareils électroménagers, leurs photographies, ou encore les papiers officiels. De la boue était collée dans tout son rez-de-chaussée, notamment sur la vaisselle qui a du être jetée. La maison a été inondée pendant douze jours. La pression de l'eau a cassé toutes les vitres et le mobilier de jardin a été aspiré lorsque les pompes ont été mises en route. Des amis ont hébergé l'informateur et sa femme à Fos-sur-Mer pendant un mois, puis la mairie d'Arles leur a loué une caravane jusqu'au mois de juillet. Lorsqu'ils y étaient, des voleurs ont cambriolé leur maison pendant qu'ils dormaient. Ce qui a le plus rebuté l'informateur à son retour chez lui après l'inondation a été la boue, l'intérieur du congélateur resté douze jours dans l'eau sans électricité et l'odeur qui s'en dégageait. De plus, l'eau s'étant infiltrée par les toilettes, leur maison était remplie du contenu des égouts. Ils ont retrouvé dans leur jardin des affaires étrangères et des objets à eux sont partis chez leurs voisins. Ils ont été aidés par Emmaüs et la Croix-Rouge. Ce qu'ils regrettent le plus est qu'ils aimaient beaucoup leur maison. Ils ont eu de tels dégâts qu'ils ont été obligé de tout casser chez eux pour ensuite reconstruire, y compris le premier étage qui avait absorbé l'eau du rez-de-chaussée. L'informateur et son épouse habitent dans cette maison depuis 1976. L'informateur est né à Arles et sa femme y vit depuis son enfance, et ils ne se doutaient pas que ce quartier pouvait être inondable. Pour eux, cette catastrophe s'est produite à cause d'une défaillance humaine, celle de la SNCF et de différentes municipalités, car les trémies des chemins de fer n'ont pas été bouchées à temps. La femme de l'informateur explique qu'elle aimait beaucoup le Rhône, mais depuis l'inondation elle ressent de la haine envers lui, allant même jusqu'à le personnifier comme quelqu'un qui lui aurait fait du mal. L'informateur a souvent pêché dans le Rhône et il cite quelques espèces de poisson qu'on y trouve. Le couple raconte ensuite une mésaventure financière avec l'abus du loueur de caravane. Ils ont l'habitude d'aller voir le Rhône en crue au niveau des Ségonnaux. Attention ! Le volume sonore de l'enregistrement est très fort.

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