L’épistémologie de Jean Bollack ou Bollack contre Bollack

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2015

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Andrea Cozzo, « L’épistémologie de Jean Bollack ou Bollack contre Bollack », HAL-SHS : histoire de l'art, ID : 10.4000/books.editionsehess.3394


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Résumé En Fr

Jean Bollack’s philologische Wissenschaft aims to reach the “good lesson” of a text and to get the “original intent” of its author, in the true sense of these expressions. It is based on three main elements: the identification of biases that would lead to an incorrect interpretation; the syntactic analysis of the text and the discussion of the points of view of other scholars (i.e. a dialectical criticism). Bollack – despite his accuracy – does not question his own assumptions: 1) that the sense of a text is in the manuscripts we possess (or – in any case – it is recoverable through them); 2) the idea that the great texts are more insightful than others; and 3) the notion of originality of the authors compared to the tradition. Furthermore, Jean Bollack does not always refute the opinions of other scholars; sometimes he simply refuses to acknowledge them. Finally, he makes a constant recourse to a rhetoric of scientific progress, scientific approach etc.

La philologische Wissenschaft de Jean Bollack vise à parvenir à « la bonne leçon » d’un texte et à l’« intention originale » de l’auteur, au sens fort de ces expressions. Elle est fondée sur trois éléments : l’identification des préjugés qui auraient conduit aux lectures erronées, l’analyse syntaxique du texte et la discussion des opinions des savants (ou critique dialectique). Mais, en aucun cas, la rigueur et l’érudition de Jean Bollack ne peuvent échapper à des présupposés non soumis à la discussion, en particulier à la conviction que le sens d’un texte se trouve dans les manuscrits que nous possédons (ou il est en tout cas récupérable à travers eux), à l’idée que les grands textes sont plus réflexifs que les autres, et à la notion d’originalité des auteurs par rapport à la tradition. En outre, Jean Bollack ne réfute pas toujours de manière critique l’opinion des savants auxquels il s’oppose ; simplement, il la refuse. Néanmoins, il fait constamment recours à une rhétorique du progrès scientifique et de la démarche scientifique.

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